13 novembre 2015, Journée mondiale de la gentillesse : à quoi ça sert ?

A savoir dire non et à s’accepter pour mieux s’affirmer face aux autres ! Car les vrais gentils assument l’ambivalence de leur personnalité. En harmonie avec eux-mêmes, centrés, ils nouent des relations authentiques et bienveillantes. Faut-il pour autant dédier chaque année une journée internationale à la générosité et à l’altruisme ? He bien pourquoi pas. Ces valeurs cardinales du bien vivre ensemble font souvent défaut dans les relations professionnelles et personnelles. Prendre conscience de la véritable gentillesse et de ses bienfaits avérés pour la santé mérite donc vingt quatre heures de notre attention le 13 novembre prochain. D’autant que cette célébration fédère une quinzaine de pays et plus de trois millions de personnes depuis le lancement en 1997 du World Kindness Movement1. En France, c’est le magazine Psychologies qui a initié la démarche nationale.

Cultivez sa gentillesse rend tout le monde meilleur

Dans un monde en crise, le pari est de taille. Qu’est-ce que la gentillesse ? Ce savoir-être ne s’oppose pas à la méchanceté. Il n’exprime pas non plus l’excès de zèle, la serviabilité, le dévouement sans limite ni les comportements obséquieux. Une personne gentille assume ses faiblesses. Elle sait s’opposer sans violence, sans peur de l’abandon. Cette qualité prend racine dans l’affirmation de soi, de ses besoins tout en étant à l’écoute de ceux des autres.
Le 13 novembre, et tous les jours de l’année, commencez donc par vous occuper vous de vous. Comment ? En maîtrisant l’art subtil de l’égoïsme au sens littéral du terme (intérêt de l’égo pour lui-même). Cette juste attitude se situe aux antipodes de la caricature du gentil, longtemps considéré comme un être naïf voire un peu niais. Elle instaure au contraire un rapport serein, égalitaire avec autrui.
Faites-en vous même l’expérience : côtoyer des gentils rend meilleur. Une étude menée par le chercheur américain James Fowler et publiée dans la revue scientifique américaine PNAS observe que la bienveillance envers quelqu’un suscite chez cette personne la même attitude à l’égard de quatre autres, etc. Rendre un service, dire bonjour, tenir la porte, respecter un avis et c’est « l’effet papillon »2 qui s’enclenche !

C’est aussi bon pour le cœur et le moral !

Selon de nombreux scientifiques, être gentil facilite la sécrétion d’une hormone essentielle à la bonne santé de l’organisme : l’ocytocine. Celle-ci ralentit la tension artérielle, dilate les vaisseaux sanguins et ainsi protège le coeur. Tandis que le cynisme et l’agressivité augmentent de façon significative le risque d’attaques cérébrales. Une étude publiée en 2001 dans le Journal of Health and Social Behavior démontre qu’une acte gentil sollicite les mêmes zones de plaisir du cerveau que celles stimulées quand on savoure un dessert. La gentillesse stimule aussi la sérotonine, l’hormone du bonheur et réduit celle de cortisol, l’hormone du stress. Meilleure immunité, moral au top, longévité préservée : oui, être gentil, ça vaut la peine de s’y mettre pour de bon !

Le 13 novembre, partagez avec nous vos actes de gentillesse !

1 Mouvement mondial de la gentillesse : www.theworldkindnessmovement.org
2 métaphore du principe que des petites causes peuvent avoir de grands effets, initiée en 1963 par un météorologue américain, Edward Lorenz, ayant remarqué l’extrême sensibilité des modèles de prévision météo à une variation infime des conditions initiales.

Patricia Coignard

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