Bien manger pendant l’allaitement, c’est essentiel !

Est-ce que je dois m’alimenter pour deux ? Mon lait sera-t-il assez nourrissant et abondant ? Certains aliments donnent-ils un (mauvais) goût au lait ? Les questions se bousculent dans la tête des mamans qui allaitent. A juste titre car l’alimentation joue un rôle clé pour elles et leur nourrisson durant cette période postpartum. Les bonnes pratiques suivre, à rebours de certaines idées reçues.

Faites-vous confiance !

Le corps est une machine exceptionnelle qui fabrique un lait maternel parfaitement adapté pouvant à lui seul couvrir tous les besoins de l’enfant jusqu’à ses cinq ou six mois, sans besoin de diversification. A l’aune de ce postulat, faites confiance à votre organisme. La sensation de faim constitue un guide précieux et fiable pour évaluer les quantités dont votre organisme a besoin.

Variété et équilibre : votre feuille de route

Si la maman qui allaite respecte ces deux principes, elle préservera sa vitalité tout en fournissant un lait riche et abondant à son bébé. Les besoins journaliers sont évalués à 2000 à 2500 calories. Donc pas besoin de manger pour deux ! En revanche, comme le corps produit en permanence les constituants du lait, il a besoin d’apports énergétiques réguliers. On répartit donc son alimentation variée, saine et sans excès, sur cinq repas avec une collation supplémentaire le soir ou pendant la nuit si nécessaire. A chaque pause gourmande, buvez de l’eau qui contribue à la lactation (1,5 à 2l /j). Pour varier les plaisirs, les thés légers, les tisanes, les jus de fruits, les bouillons de légumes ou même le café décaféiné constituent d’autres sources appréciables de liquide. A retenir : les tisanes au fenouil, à l’anis ou au cumin favorisent la sécrétion du lait.

Dans l’assiette

Au cours d’une journée d’allaitement, l’alimentation est quasi identique à celle de la fin de la grossesse. Autrement dit constituée d’un apport significatif en :

– protéines pour la croissance du bébé (viande rouge et blanche, poisson, œuf),
– acides gras essentiels pour son cerveau et son système nerveux (huile d’olive, de colza, de lin, de noix, de tournesol, beurre, saumon, sardine, maquereau),
– vitamine C pour lutter contre la fatigue de la maman (fruits et légumes)
– fer afin d’éviter une anémie, cause d’une grande fatigue (œuf, légumineuse, céréale complète, …).

Il vous faut aussi favoriser des aliments contenant de la vitamine B9, la seule qui fasse vraiment défaut dans l’alimentation des sociétés occidentales. On la trouve notamment dans les asperges, le chou (qui n’altère pas la saveur du lait maternel !), le maïs, les pois chiches et les épinards. Enfin, on augmente notablement l’apport de calcium (soit l’équivalent d’un litre de lait par jour) sous toutes ses formes. On alterne ainsi les produits laitiers, les légumes crus, les amandes, les noisettes et les eaux minérales telles que Contrex® ou Hépar® (1 litre équivaut alors à la teneur en calcium de deux verres de lait). A éviter pendant la période d’allaitement, le tabac et l’alcool.

Régalez-vous et profitez de ce moment de tendre complicité avec votre bébé !

Patricia Coignard

Pour plus d’informations
La Leche League

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