C’est décidé : j’arrête de râler !

Combien de fois vous êtes vous fait cette promesse sans jamais parvenir à la tenir plus de quelques heures ? Un mauvais conducteur qui vous grille une priorité, l’ascenseur encore en panne, les tâches ménagères qui s’accumulent, les talons de la voisine du dessus, le mauvais temps, … Le quotidien met à rude épreuve notre volonté de ne pas rouspéter et ronchonner du matin au soir.

Un réflexe pour évacuer une frustration

A l’origine de cette tension récurrente : un besoin non satisfait, une frustration, un trop de plein de pression qui doit s’évacuer. Au fil des ans, cette habitude se mue en réflexe préjudiciable, avant tout, pour soi-même. Car tout râleur en témoigne, chaque journée subit en mode ronchon est épuisante. Pour Christine Lewiski, coach d’entreprise et auteur*, chacun possède la capacité de changer cette posture en 21 jours, le temps nécessaire, selon les scientifiques, pour ancrer en soi une nouvelle habitude. Comment relever ce challenge ?

N°1 – Identifiez vos « râleries » réflexes

Chaque jour, des situations vous énervent profondément. Dès qu’elles se présentent, il vous est impossible de résister. « J’ai mal au dos », « je suis fatiguée », « mange plus vite », … Il faut comprendre ce que recèle vos énervements automatiques. A quelle frustration font-ils écho ? Arrêter de râler, c’est s’engager à (re)prendre sa vie en main pour générer un changement de comportement. On commence donc sa «cure sans pester » en analysant avec sincérité, sans jugement, les points de frictions permanents avec son environnement. Vous ne pourrez jamais écarter tous les événements désagréables de votre vie. En revanche, vous pouvez toujours choisir comment réagir ! L’étape suivante : supprimer sa principale « râlerie ». Zéro tolérance admise.

N°2 – Evitez l’effet « cocotte-minute »

Vous avez tenu quelques jours … et c’est la rechute ! Ne vous blâmez pas. Apprenez à communiquer vos besoins, votre mécontentement, vos émotions, avant que le problème prenne une ampleur démesurée en vous-même. Surtout, évitez de dramatiser la situation. Et forcez-vous à sélectionner des mots les moins négatifs possibles. Car, soyons honnêtes, dans la majorité des cas, l’interprétation que nous faisons des faits est peu conforme à la réalité. Le conseil à suivre : on formule sa demande à la première personne (« Je n’ai plus envie de tout ranger seul») afin d’exprimer ce que l’on ressent sans accuser les autres. Ni ancrer sa rancœur dans la réalité.

N°3 – Allumez votre radar du bonheur

Votre sevrage de 21 jours (et si possible bien davantage) implique de reprogrammer votre cerveau. L’enjeu ? Comprendre que râler n’est jamais nécessaire. Et qu’il est possible de s’en passer. Parmi les pistes vertueuses et efficaces : listez ce qui vous rend profondément heureux dans votre vie. Pour certains, jardiner ou faire la cuisine. Pour d’autres, voyager, pratiquer un sport, une promenade en forêt, un bon livre ou la perspective des prochaines vacances. Lorsque l’énervement se profile, enclenchez l’une des actions ou pensées positives de votre liste. Ce nouveau réflexe – d’abord laborieux admettons-le – transforme littéralement son rapport aux autres et à soi-même puisque l’on ne s’appesantit plus sur ce qui ne va pas. Un sacré changement que devrait aussi remarquer votre famille, vos amis et vos collègues !

Patricia Coignard

A lire
J‘arrête de râler, Christine Lewicki, le carnet d’exercices, éditions Eyrolles, 2012

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