L’auriculothérapie en 6 questions

Qu’est-ce que c’est ?

L’auriculothérapie – du grec therapeia (soigner) et du latin auricula (oreille) – stimule des points précis du pavillon de l’oreille pour soigner certaines pathologies. Elle se distingue de l’acupuncture car ces points ne sont pas permanents. Cette pratique, qui se rapproche davantage de la réflexothérapie, a été élaborée par un médecin lyonnais, Paul Nogier, en 1951. Celui-ci a établi la cartographie de l’oreille composée de 192 points. L’auriculothérapie n’est pas reconnue par l’Ordre des médecins. Mais elle est toutefois pratiquée dans certains hôpitaux (un rapport Niboyret du ministère de la Santé admet son efficacité). En revanche, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît les vertus de l’auriculothérapie, ainsi que les travaux du Dr Nogier, depuis 1990

Quels sont les grands principes de l’auriculothérapie ?

Le pavillon auriculaire est considéré comme une représentation miroir de tous les organes (un foetus inversé). Son innervation complexe connecte chaque point au système nerveux central par l’intermédiaire du tronc cérébral. Sur cet « sorte d’écran tactile » qu’est l’oreille, tous les problèmes de santé s’inscrivent. Le thérapeute stimule les points-réflexes avec des petites aiguilles ou du froid. Ces requêtes thérapeutiques proposent au cerveau d’activer un inhibiteur de douleur dans la zone ciblée.

Pour quelles pathologies ?

Les applications sont multiples. Trois grands types de troubles sont concernés :

– la douleur : dorsale, névralgie, rhumatologie, migraine, séquelles après cancer.
– l’addictologie : tabac, alcool.
– les syndromes anxio-dépressifs : nervosité, stress, anxiété, insomnie, …

Comment se déroule une séance ?

Après un interrogatoire détaillé du patient (antécédents médicaux, mode de vie, symptômes), puis un examen clinique, le thérapeute procède à une investigation complète du pavillon auriculaire (visuelle, palpation, détection électrique). Il détermine ensuite la technique la plus appropriée :

– l’approche mécanique en implantant des aiguilles stériles à usage unique retirées après la séance (20 à 30 minutes de pose) ou semi permanentes (3 jours à 1 mois)
– l’approche cryonique (spray à base de gaz rare et d’azote) pour injecter du froid sur les points réflexe de stimulation.
– L’électro stimulation via l’envoi d’un léger courant électrique dans les aiguilles.

Les résultats sont parfois instantanés. En général, le thérapeute prescrit 3 à 5 séances dont la fréquence dépend du traitement mis en place.

Pour qui ?

L’auriculothérapie est accessible à tous, quel que soit l’âge et la condition physique. Les contre-indications : femmes enceintes, antécédents cardiaques et personnes en fin de vie.

Patricia Coignard

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