L’haptonomie en 3 questions

Qu’est-ce que c’est ?

• Littéralement la « science du toucher » – du grec « hapsis », ce que l’on sent, ce que l’on ressent, le toucher et « nomos », la règle, la science – l’haptonomie a été fondée par le médecin néerlandais Frans Veldman dans les années 60, fruit de ses connaissances en médecine, psychologie, psychanalyse et philosophie.
• Cette discipline considère que l’être humain est en quête consciente ou non d’un état de sécurité et de paix intérieure. Pour se faire, il construit des liens destinés à obtenir une confirmation affective (qui se manifeste par le toucher) lui permettant de développer sa personnalité et trouver sa place dans la société.
• La pratique la plus connue est l’haptonomie prénatale et postnatale, destinée à créer un lien entre le bébé et ses parents.

Quels principes ?

L’haptonomie prénatale invite les parents à entrer en contact affectif avec le bébé à naître. Le toucher est l’un des premiers sens développé par le fœtus.
• Avec l’accompagnement d’un médecin ou d’une sage femme formés à cette discipline, la communication s’établit en exerçant de légères pressions et des caresses sur le ventre de la maman. La voix joue aussi un rôle clé (car rapidement mémorisée) pour inciter le bébé à interagir en bougeant, en venant parfois se lover dans la paume d’une main.
• Il faut généralement plusieurs séances pour instaurer ce lien très doux, tendre et respectueux. Comme un rendez-vous que se donne le trio avant même la naissance.

Quels bienfaits ?

• Cette pratique amène les parents à visualiser leur futur bébé. La relation qui se noue est très complice. On découvre la personnalité de son bébé.
• Pour le Dr Frans Veldman, plus les échanges sont riches d’affectivité, plus le fœtus enrichit et épanouit sa personnalité. A la clé pour le bébé : une plus grande sécurité affective et une confiance en lui qui favoriseront une acquisition plus rapide et harmonieuse de son autonomie.
• Pour le père, l’haptonomie rend la grossesse concrète. La relation in utero ne reste plus l’exclusivité mère/bébé. Les gestes mémorisés au cours des séances (en fin de grossesse) l’aideront à soulager les douleurs dorsales de la maman au cours de l’accouchement.
• Ces séances de « toucher affectif » contribuent également à la détente de la maman. Donc à l’assouplissement du périnée, du diaphragme, de l’utérus et des abdominaux qui, ensuite, faciliteront l’accouchement.
• Post accouchement, quelques séances supplémentaires d’haptonomie accompagnent la découverte de chacun et l’apprentissage des gestes de soins du quotidien.

Par Patricia Coignard

A lire

“Haptonomie, amour et raison”, de Frans Veldman, éditions PUF

-“L’haptonomie”, cd Dominique Décant-Paoli, éd. PUF, collec. Que sais-je

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