4 points-clés pour comprendre l’hypnose thérapeutique Ericksonienne

Ne pas confondre hypnose classique et Ericksonienne

Dans la première (aussi utilisée dans des spectacles), l’hypnotiste donne des injonctions directes et autoritaires à la personne (« fermez les yeux », « dormez paisiblement », « levez-vous »,…). Dans l’hypnose Ericksonienne, aucun ordre. Le thérapeute guide et encourage le patient à l’action, sans jugement. Cette technique a été élaborée par le psychiatre américain Milton H. Erickson *, considéré comme le fondateur du courant des thérapies brèves. Ses collègues le surnommaient « The Wizard » (le magicien), tant ses résultats thérapeutiques étaient probants et sans équivalents à l’époque.

Court-circuiter le mental pour accéder à l’inconscient

L’hypnose Ericksonienne induit un état de conscience modifié afin d’établir une communication avec l’inconscient du patient. Et, au fil des séances, l’inciter à changer son mode de fonctionnement. Une action facilitée par la production d’endorphines, l’hormone du bien-être, qui lèvent les inhibitions et aident à une action en profondeur de la démarche hypnotique. Selon Milton H. Erickson, plus la collaboration entre inconscient et conscient est obtenue par la douceur, plus la réponse thérapeutique est efficace.

Le patient est actif

C’est la clé de cette pratique thérapeutique. Le thérapeute tient compte des caractéristiques psychologiques de chaque personne, de son humeur du jour, de sa vision du monde, de sa façon de parler. Au cours d’une séance, l’hypnotiste interagit en fonction des réponses données par l’inconscient du sujet. Les suggestions – au travers de métaphores – invitent à trouver soi-même la solution à son problème. L’objectif : atteindre en une dizaine de séances une transformation intérieure positive et durable. Une séance dure de quelques minutes à environ une heure.

Un outil utile pour différents troubles

L’hypnose Ericksonienne est indiquée dans le traitement du stress, de l’anxiété, de l’angoisse, de la dépression mais aussi l’insomnie, les phobies, la gestion de la douleur et les dépendances (notamment à l’alcool et au tabac). Par exemple : l’incitation à arrêter de fumer pourra passer par une association tabac-nausée puis la substitution avec un autre comportement. Utile aussi – en cette période de Baccalauréat – pour surmonter sa peur lors d’un examen !

*1901-1980

Patricia Coignard

A lire
Traité de l’hypnose, Milton Hyland Erickson, Ernest Lawrence Rossi, Editions Grancher (2006)

Formation hypnose Institut Cassiopée

Recommended Posts

Laisser un commentaire