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La morphopsychologie : comprendre l’autre

La morphopsychologie postule que le visage est le reflex du psychisme : quand le psychisme change, le visage évolue. C’est pourquoi on peut dire qu’il s’agit d’une science dynamique. Au 18ème Siècle, Lavater aidé par Goethe, s’intéressa aux relations existantes entre le corps et l’esprit. Pour lui, l’étude de l’homme extérieur, physique, donnait des indications sur l’homme intérieur, moral. En 1772, il rédigea un livre intitulé Essais physiognomoniques.

La physiognomonie, ancêtre de la morphopsychologie, était née. En réalité que constatons-nous ? Le visage évolue avec l’âge, mais aussi grâce ou à cause du vécu. La morphopsychologie devra donc prendre en compte tous les outils que lui offre la morphologie pour écouter, se rapprocher et entrer en relation intime avec l’être. On étudiera le visage de façon méthodique, afin d’aller au plus près de la personnalité du sujet.

Cette étude se fera en quatre étapes :

  1. l’étude du cadre
  2. les récepteurs sensoriels : olfactifs, visuels, gustatifs. La structure de ces derniers nous donne des informations sur la manière dont les échanges s’effectuent.
  3. le modelé ou contour du visage qui nous révèle le mode de relation de l’organisme avec son environnement.
  4. la mimique expressive : c’est-à-dire l’étude de la mobilité du visage, celle-ci étant l’expression du dynamisme vital.

A partir de l’étude du visage, il est possible de classer les individus en deux types de personnalités :

    • les dilatés
    • les rétractés

Les “dilatés” qui morphologiquement se caractérisent par un corps tout en rondeur, massif, sont psychologiquement tolérants et avides de contacts, d’échanges.

Les “rétractés” quant à eux, ont un visage plutôt allongé avec une asymétrie des deux hémifaces. Leur démarche est empreinte de raideur.

Psychologiquement, ils semblent rechercher l’équilibre, mais ne recherchent pas les contacts, ne se lient pas facilement. Il existe entre ces deux types des qualités communes : la vitalité, par exemple, est présente aussi bien chez les dilatés que chez les rétractés, mais n’est pas du même type. Chez les dilatés, cette vitalité sera expansive, généreuse alors qu’elle sera économisée, dépensée avec mesure chez les rétractés.

La connaissance du portrait morphologique permet de dresser le portrait “psychologique” et d’ainsi pouvoir aider le sujet à mieux se connaître et l’accompagner dans ses orientations de vie.

Il ne s’agira pas, bien entendu, d’inclure absolument un sujet dans l’un de ces deux types. Il faudra prendre en compte pour une interprétation psychologique, d’autres éléments tels que la vitalité, les différents degrés de rétractation ou de dilatation, etc… c’est-à-dire une fois encore à partir de l’étude physique, aller chercher l’intime.

L’étude des trois zones du visage nous donne également des indications précieuses qui permettront de dresser le portrait psychologique du sujet car chacune a des attributions bien précises :

    • La zone supérieure, dite cérébrale. Elle donne des indications dans le domaine intellectuel. Elle est le siège de la raison, de l’esprit. Elle renferme tout le système nerveux, y compris le regard, significatif des mouvements de la pensée.
    • La zone médiane, qui est celle de l’affectif. Elle comprend les récepteurs : yeux, oreilles, nez, bouche. Le degré d’ouverture ou de fermeture de ces récepteurs donne des indications sur la capacité à s’ouvrir au monde extérieur.
    • La zone inférieure ou zone de l’instinct. Elle englobe le lobe de l’oreille, la mâchoire, le menton et le cou. La forme et l’importance de la bouche, des lèvres, témoignent des appétits matériels et sensoriels.
      Autre révélateur de la personnalité : les gestes, dans lesquels il faudra considérer la part du conscient, du volontaire, de celle de l’inconscient qui, comme un signal, permet de reconnaître la partie cachée, refoulée d’une personnalité.

 

La morphopsychologie et ses applications

Il s’agit avant tout d’un outil de connaissance de l’homme, qui doit être toutefois interprété avec prudence. La morphopsychologie est un outil précieux en ce qu’elle renseigne sur le potentiel vital d’un individu, qu’elle permet d’établir un pronostic de son évolution, d’imaginer par exemple un profil de carrière. Bien qu’étudiée depuis des millénaires, la morphopsychologie n’est appliquée méthodiquement que depuis une époque relativement récente. Elle peut être utile à tous ceux qui s’intéressent à l’être au-delà du paraître sur un plan professionnel ou personnel.

Sandra et Olivier Stettler – Dessins : Marc Dugast

 

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