Se lever très tôt, c’est tendance : mais est-ce fait pour moi ?

On les surnomme les « morningophiles ». Ces lève-tôt se réveillent entre 4 et 6 heures chaque matin pour méditer, faire du sport, lire ou écrire. Puis après un petit-déjeuner bien équilibré, ils enchaînent leur longue journée de travail. Dans 130 villes à travers le monde, plus de 100 000 personnes participent au Creative Mornings, des conférences matinales mensuelles pour libérer sa créativité. Aux Etats-Unis, le phénomène prend davantage de l’ampleur. Grands patrons, artistes, start-uppers ou quidam : ils sont désormais des millions de personnes à être de fervents adeptes de l’adage « l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt ». Le phénomène a abordé le Vieux Continent il y a quelques mois.

Ne plus subir

Quelle puissante motivation incite donc ces personnes à se lever aux aurores ? Certains relèvent le défi comme un challenge personnel. Ils ne subissent plus le réveil qui sonne (toujours) trop tôt et le rythme intense qui s’en suit jusqu’au coucher. Cette nouvelle dynamique les rendrait plus performants au travail. D’autres s’engagent dans cette démarche pour des raisons personnelles. En s’accordant du temps pour préparer leur corps et leur mental, ils se recentrent, reprennent la maîtrise d’une vie qui semblait parfois leur échapper. Se lever n’est plus un stress, mais un choix qui insuffle une autre énergie à la journée. A la clé : plus de sérénité et de bien-être.

Une habitude à suivre ?

Certaines études aux Etats-Unis indiquent que se lever au chant du coq préserve de la dépression, augmente les capacités de concentration, de gestion de situations complexes et l’efficacité. On agit plus au coup par coup mais en mode planifié tout au long de la journée. En gérant son temps dès le petit matin, on fait plus de choses et on les fait mieux. Certes, mais sommes nous tous réglés sur la même horloge biologique ? Notre tempo personnel, aussi appelé rythme circadien, se déroule sur un cycle naturel légèrement supérieur à 24 heures. Selon les spécialistes du sommeil, il existe trois « chronotypes » : les « alouettes » qui se lèvent tôt, les « oiseaux de nuit » qui se couchent tard et les « neutres » (les plus nombreux) qui s’endorment avant minuit et sont debout environ sept heures après. Ouvrir les yeux dès 4h30 n’est donc pas adapté à tout le monde !

Créer sa propre routine

Reste les bonnes pratiques à adopter. D’abord identifier son horloge interne en répondant au questionnaire « Matinalité-Vespéralité » de Horne et Ostberg, mondialement reconnu, (accessible sur www.reseau-morphee.fr). Accordez-vous plus de temps chaque matin au réveil, ne serait-ce qu’un quart d’heure. Cette transition en douceur se ponctue à l’envie de quelques exercices de respiration, d’étirements, d’une tasse de boisson chaude savourée dans le silence, d’une marche avec son chien… La règle d’or : se faire plaisir. Mentalement, on visualise la journée en devenir en programmant ses activités par séquences de travail. Ensuite, un solide petit-déjeuner à base, par exemple, de flocons d’avoine et de lait végétal, d’œuf sur le plat, ou de « bread cake », ces gâteaux santé qui font fureur actuellement (sources de fibres et de protéines, peu sucrés, sans gluten, sans lactose). Vous complétez d’un jus de grenade, de myrtille, d’épinard ou de betterave, un citron chaud avec une lamelle de gingembre frais. Et c’est parti !

Patricia Coignard

L’envie vous titille ?

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